Navigation antique
La mer est, dans l’Antiquité, le lieu par excellence des échanges commerciaux. Les transports maritimes sont, en effet, plus rapides et beaucoup moins couteux que les transports terrestres.Nous avons tenté, à partir des découvertes faites le long des côtes, de reconstituer les routes commerciales les plus importantes. Notons cependant qu’il peut y en avoir d’autres que nous n’avons pas encore repérées, faute de documents. La première trouve son origine en Italie du Sud, longe toute la côte du Latium, de la Ligurie, de la Gaule, vers l’Espagne et les Colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar). C’est la grande route du vin italien , destiné principalement à la Gaule aux IIéme et Ier siècles avant J.-C. A la même époque, la route de sens contraire apporte en Italie des métaux d’Occident (cuivre, plomb, étain, fer) et aussi des esclaves. Elle fonctionne à plein à partir du début de notre ère, approvisionnant Rome en produits de la Péninsule Ibérique: mélaux, mais aussi blé, vin, huile, conserves et sauces de poisson. De cette route, dont le point de départ se situe en Espagne méridionale, sur le Guadalquivir, se détache à la hauteur des îles Baléares une route directe de pleine mer par les Bouches de Bonifacio. S’en détache également, à partir de Fos, à l’ouest de Marseille, la route qui, par le Rhône, la Saône, la Moselle et le Rhin, ravitaille les armées romaines de Germanie et de (Grande) Bretagne.
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